L'eau, ma hantise. Quelle est la tienne ? ▬ PV Barnabé.

L'eau, ma hantise. Quelle est la tienne ? ▬ PV Barnabé.
Mar 6 Mai - 5:04






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« L'eau, ma hantise. Quelle est la tienne ? »



Qu’est-ce que je fiche ici ? Pas la moindre idée. Quelques minutes plus tôt, j’étais entouré de monde. Doom, qu’ils disaient. Doom, que c’était écrit un peu partout. Alors je suppose que c’était à Doom que j’étais. Et maintenant, où suis-je ? Je n’en sais fichtrement rien. Mais je ne semble pas non plus m’en préoccuper plus que ça. Je ne sais pas ce que je fabrique ici. Je ne sais rien. Mais mieux que ça, je ne veux pas savoir. Mes jambes bougent d’elles-mêmes, comme animées par une entité supérieure. Quelle est cette envie qui trépigne au fond de moi ? Quel est ce besoin de se rapprocher de cet endroit ? Et quel est ce sentiment d’effroi qui s’empare un peu plus de moi, au fur et à mesure que mes pas me rapprochent de ce lieu ? Il serait temps que je reprenne mes esprits moi !

Je papillonne un instant des paupières, arrêtant ma marche pour observer ce qui m’entoure à présent. Plus d’édifice. Plus de gens. Rien d’autre que le sable, les vagues, le soleil, et moi. Tout semble rosé. Est-ce parce que le soleil se couche ? Ou parce que mes yeux voient mal ? Ne suis-je pas bien réveillé ? C’est peut-être normal, ici. Qu’importe où je vais, qu’importe à qui je parle, plus rien ne semble avoir de logique. Je n’ai moi-même plus de logique. Je n’en ai probablement jamais eu. Je lève le nez, contemple le firmament teinté de rouge, de rose, de couleur chaude, de couleur que j’apprécie. Et moi je suis là, sous ce ciel pourpre, seul. Ce que je fais ? Rien. Strictement rien. Je pourrais presque paraître inerte, si mon torse ne se soulevait pas à chacune de mes inspirations. Cet endroit a quelque chose d’effrayant …

Il fut un temps où j’adorais l’eau. Plus en particulier, la plage, endroit où je suis de toute évidence, à cet instant précis. Dès que je pouvais m’y rendre, j’y allais sans la moindre hésitation. Au diable les regards des autres, c’était l’un des seuls moments où je pouvais me détendre, sans rien craindre – ou presque. Je riais aux éclats, quand bien même étais-je seul. On fait avec ce qu’on a, non ? Enfin, dans mon cas, je fais sans. Où est passé cette joie que je ressentais, à la simple vue de la lumière qui se réfléchit sur l’eau, ces magnifiques scintillements, cette écume que je voulais toujours toucher, attraper ? Je ne veux même plus l’approcher. La peur me noue l’estomac. Elle m’empêche de faire un pas de plus. Mais ne suis-je pas déjà trop près ? Si jamais l’eau venait à monter un petit mètre plus haut…

Récalcitrant, je m’éloigne de cette eau autrefois bienfaitrice, aujourd’hui maudite à mon égard. Ce changement radical s’était fait avec mon arrivée sur l’île. Jamais je ne l’avais souhaité. Cependant, je me sens incapable de la haïr. De ne pas être, quelque part en moi, heureux d’être ici, et de pouvoir refaire ma vie. Marcher à reculons, c’est la classe, mais moi je m’emmêle les pieds et finis par tomber. Le sable amorti ma chute. Un long soupir d’exaspération s’échappe de mes lèvres alors que je tape mes mains l’une contre l’autre pour enlever la poussière. C’est là que je suis bien content d’être seul. Personne pour admirer ma stupidité. Que diraient-ils, s’ils me voyaient à cet instant ? Je lève de nouveau la tête vers le ciel, repensant à ma famille. Si on peut l’appeler ainsi. Pour moi, ils n’ont été que parfaits étrangers, et cela durant dix-sept longues années.

Perdu dans mes rêveries, je ramène mes jambes vers moi, et les entoure de mes bras. Le vent souffle, produit des vagues, les fait s’approcher de plus en plus de ma personne, fait virevolter mes longues mèches autour de moi, et caresse ma peau claire. Je déteste peut-être l’eau à présent, toutefois, si je n’entre pas en contact avec, je n’ai pas le moindre problème. Ce spectacle est tout bonnement fantastique. Parfait, oserais-je dire. Alors, comment pourrais-je m’arracher à cette contemplation, par ma peur de cet élément ? Je respire l’air marin, laissant mes paupières s’abaisser, mes poumons se remplir de ce sentiment de liberté, ma poitrine se gonfler de joie. C’est serein que j’expire lentement. Je n’ai pas de raison d’avoir peur. Il me suffit de faire attention. Si les vagues continuent de remonter, je reculerais. Encore et encore. Jusqu’à être vraiment hors d’atteinte. Là, tout va bien !





La poupée te dit d'aller te faire voir #bbdd7f ~ !
Re: L'eau, ma hantise. Quelle est la tienne ? ▬ PV Barnabé.
Mar 6 Mai - 11:09






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« L'eau, ma hantise. Quelle est la tienne ? »
Barnabé & Edelweiss

Encore endormi, lové entre ses couvertures dans son lit, Barnabé dormait paisiblement. Les rayons de soleil qui filtraient au travers des volets de sa fenêtre jouaient sur ses mèches de cheveux blancs. Il ne faisait pas froid et pourtant, il avait réunit une pile hétéroclite de couverture sur lui avant de s'endormir. Peu importe le temps qu'il faisait, Barnabé avait toujours froid quand il devait s'endormir. Peut être que cela venait de son pouvoir, de son affinité avec la neige. Ces couvertures étaient le seul moyen de conserver son corps à une température convenable pendant son sommeil, quand son organisme tournait au ralentit. Finalement, ce fut le chant des oiseaux qui finit par le tirer de son sommeil. S'étirant avec un bâillement, il chassa petit à petit les dernières bribes de rêves qui essayaient de le maintenir prisonnier de Morphée. Il resta là encore quelques minutes, profitant de la douce chaleur de son lit et du moelleux de son coussin. Cette journée allait être particulière, il le sentait. Et puis si rien d'extraordinaire ne venait à lui il le provoquerait, comme il faisait toujours.

Ce matin là au bureau de poste il découvrit avec joie qu'il n'y avait qu'un tout petit paquet de lettres qui l'attendait. Il vérifia les adresses, établissant un parcours mentalement qui lui permettrait de tout répartir de façon efficace, sans que ça lui prenne trop de temps. Même s'il n'y avait pas beaucoup de lettres à distribuer ça faisait quand même une belle trotte. Ils avaient beau être sur une île aux dimensions limitées, sans voiture les distances devenaient bien plus longues à parcourir. Heureusement que la poste mettait à sa disposition un cheval. Lorsqu'il faisait sa tournée en ville il ne l'emmenait pas, mais si il s'agissait d'aller d'une ville à l'autre il était toujours content de partir à l'aventure avec la douce jument à la robe isabelle répondant au nom de Printemps. Il était pour ainsi dire son propriétaire officieux. Parfois l l'emmenait même pour des trajets personnels. Ses employeurs lui faisaient confiance, peut être parce qu'ils ne savaient pas tout à son sujet.

La distribution ne passa bien, même si distribuer ces quelques lettres lui avait prit la journée. Son dernier client était le propriétaire d'un café qui lui offrit un de ces popsicles munis de deux bâtons, prévus pour être coupé en deux et partagés avec quelqu'un. Seulement Barn n'avait personne avec qui partager ce genre de choses. Il était à la fois l'ami de tout le monde et l'ami de personne. Toujours souriant et sociable à l'extrême, mais pour ce qui était de se faire de vrais amis il avait toujours eut du mal. Au final il était quelqu'un de plutôt solitaire, mais il ne s'en plaignait pas. Être seul n'est pas un mal pour tout le monde, et Barnabé savait profiter de ces moments de solitude durant lesquels il pouvait réfléchir, ou ne pas réfléchir. Se laisser aller au calme et au silence.

Il était perdu dans ses pensés, se laissant aller au mouvement de balancier de la jument, lorsqu'il l'aperçu. Elle était comme une apparition angélique dans un décor de calme et d'harmonie. Les Calanques d’améthystes ne l'avaient jamais autant éblouit de leur éclat qu'en cet instant où cette jeune fille brune regardait les flots d'un air si mélancolique que l'on eut cru qu'il s'agissait d'un esprit, venu là pour se remémorer sa vie passée. Sans crier gare, Printemps pila. Barnabé qui ne s'y attendait pas bascula par dessus l'encolure de la jument et atterrit lourdement sur le sable. Tout cet entraînement aux chutes durant les cours d’Aïkido ne lui avaient donc servis à rien ? Il se releva précipitamment, rouge comme une tomate. C'était comme si cette stupide bête avait sentit son intérêt pour la fille et l'avait ridiculisé exprès.

Il repensa alors à son pressentiment matinal. Est-ce que c'était elle qui allait faire de cette journée quelque chose hors du commun ? Il était un peu intimidé par sa perfection, mais il prit une grande inspiration et se décida à y aller. Il prit Printemps par les rênes et s'approcha de la belle brune, assise dans le sable, à qui il adressa un sourire timide. « Euh... Salut ! Je m'appelle Barnabé ! » Hésitant, il se décida finalement à s’asseoir à côté d'elle. « C'est la première fois que je te vois... Tu es nouvelle sur l'île ? » Phrase d'accroche minable, elle va te prendre pour un stalker mec. « Non parce que en fait je suis facteur et du coup je vois pas mal de gens et... » Rajoute-t-il d'un air paniqué, avant de se taire, se rendant compte qu'il ne faisait que s'enfoncer. Avec un soupir d'abandon il farfouilla dans son sac et sortit le popsicle qu'il débarrassa de son emballage. Il avait un peu souffert de la chaleur. Plaçant ses mains sur les bâtons, il se concentra pour le refroidir. Petit à petit la glace se solidifia de nouveau. Alors d'un geste net il détacha chaque moitié l'une de l'autre. Abandonnant toute hésitation il tendit une moitié à la jeune fille. « Tiens c'est pour toi. Un client me l'a donné, et je n'ai pas vraiment quelqu'un avec qui partager alors... »

© EKKINOX



Spoiler:
 
Re: L'eau, ma hantise. Quelle est la tienne ? ▬ PV Barnabé.
Mar 13 Mai - 2:56






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« L'eau, ma hantise. Quelle est la tienne ? »



Mes prunelles n’auraient jamais dû se détacher de ce spectacle absolument merveilleux. J’aurais dû rester fasciné par ce calme ambiant, être bercé par le bruit des vagues ainsi que la caresse légère du vent qui s’infiltre dans mes vêtements. Peut-être aurais-je eu froid, à force de rester au même endroit pendant si longtemps, surtout avec le peu de couche que j’avais sur la peau. Mes bras enlaçant mes jambes à semi nues, recouverte jusqu’à mi-cuisse par un short marron clair, et mon torse habillé d’un pull légèrement ample d’une teinte plus claire, proche de celle de ma peau. Ça recouvre suffisamment de mon épiderme, je pense. Je n’ai pas froid, mais s’il faisait un peu plus chaud, je n’aurais pas été contre une petite baignade. Enfin, ceci jusqu’à ce que me revienne en tête ce qui m’en empêche. Un léger sourire ironique se dessine sur mes lèvres au même instant.

Et cet instant aurait dû être éternel, jusqu’à ce que je décide par moi-même qu’il était temps de redescendre sur terre, et peut-être même de rentrer. Si seulement avais-je eu cette idée plus tôt. Mais déjà, un bruit sur mon côté me sort de toutes rêveries, et me fait me braquer immédiatement. On venait de briser mon instant de paix. Je m’autorise toutefois un regard sur le côté, pour voir qui était l’auteur de ce trouble. Je découvre un jeune garçon qui ne doit pas être bien plus âgé que moi, avec des cheveux courts d’une étonnante couleur. Blanc ? Bleu ? Argenté ? Je n’arrive pas à la définir avec ce simple coup d’œil. Il est accompagné d’un cheval, parce qu’une personne ne suffit pas, il faut qu’il amène avec lui son animal de compagnie. Quoiqu’un poil trop grand pour être un animal domestique, je dois bien l’avouer !

Mon regard revient se poser sur le garçon, ne le regardant que du coin de l’œil, il ne doit pas savoir que je l’observe, je ne veux pas qu’il se mette en tête que je suis enclin à discuter avec un inconnu. Toutefois, je dois admettre que le voir pivoine me fait doucement sourire. Il venait de se ridiculiser devant moi, il y a de quoi rire, non ? Je me détourne de la scène comique dès qu’il se redresse, tout en priant intérieurement qu’il reprenne sa route et me fiche la paix. Sauf que, bien entendu, le dieu de cette foutue île, il fout rien quand on le lui demande. J’ai beau regarder bien devant moi, il s’approche de moi. Mais va-t’en ! Fiche moi la paix ! Est-ce que j’ai l’air de vouloir te parler ? Barnabé qu’il dit s’appeler. T’ai-je posé la moindre question ? Non !

« C'est la première fois que je te vois... Tu es nouvelle sur l'île ? »

Ah, ça y est, je suis en rogne. Instinctivement, je me mords la lèvre inférieure. Il me prend pour une fille. Comme tout le monde, je sais bien, mais ce n’est pas ça qui va m’empêcher d’avoir envie de lui en coller une. N’importe qui pense que je suis une gonzesse. Oui, il y a de quoi avec la frimousse que je me trimballe depuis ma naissance. Et pour en rajouter une couche, mon corps est aussi fin que celui d’une fille. Comment leur faire voir que je n’en suis pas une ? Même ma voix prête à confusion ! On ne peut pas dire qu’elle soit grave, mais pas super douce non plus hein ! Rah, voilà, je m’énerve tout seul, pendant que lui il continue de parler. Eh mec, t’as pas remarqué que je ne t’écoutais pas ? Attends, de quoi tu me parles, là ? Attention capturée.

Doucement, je tourne la tête vers lui, le dévisageant, lui et ce qu’il me tend. Pourquoi il ne le donne pas à son cheval, tant qu’à faire. Pourquoi faut-il que ce soit à moi qu’il veuille le donner. Il est atteint ce mec, ce n’est pas possible autrement. Je ne t’accorde pas la moindre attention, et tu me donnes une glace gratuite ? Puis, c’était quoi ton petit tour à l’instant ? Oh, non, oublie, je ne veux pas savoir. Parce que si je te pose la question, tu vas forcément me la retourner, et je n’ai pas la moindre envie que tu saches que si je touche ne serait-ce qu’une goutte de l’océan qui se présente à nous, je finis avec une queue de poisson à la place des jambes. Rêve pour savoir quoique ce soit sur mon sujet. Mais… Je veux bien ta glace. Je la prends délicatement.

« … Merci. »

Qu’est-ce que je pouvais dire d’autre ? Je ne sais même pas pourquoi je le remercie, il me l’a donné. Ah, c’est un cadeau en fait ? Bon, d’accord, la logique veut que l’on remercie quelqu’un lorsque ce quelqu’un nous offre quelque chose. A moins que ce ne soit la politesse. Dans tous les cas, je porte le bâton glacée à mes lèvres et y appose ma langue pour le goûter. Tout ce que je trouve bon à dire, de logique et censé, c’est que : « c’est froid.. ». Et ça s’appelle une glace pour quoi, à ton avis, gros malin ! Déjà qu’il te prend pour une fille, maintenant tu vas passer pour un débile auprès de lui. Enfin, ce n’est pas comme si j’en avais quelque chose à faire de ce qu’il pense de moi, que ce soit clair. Ses intentions sont toujours inconnues. Je soupire en replaçant machinalement une mèche derrière mon oreille, lui laissant voir mon visage.





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Re: L'eau, ma hantise. Quelle est la tienne ? ▬ PV Barnabé.






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