Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr

Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr
Dim 20 Avr - 18:18






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• Dit : Poussière
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• Héritage : Imagination débridée et hallucinatoire. Zéphyr voit ses fantasmes et ses frayeurs prendre vie autour de lui.

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Déambuler.
C'est tellement ça, en vérité. Zéphyr déambule. L'Imagination trace son sillage devant et derrière lui, l'entrainant jusqu'au bout du monde. Il en perd le nord, il en défie le sort. Zéphyr suit des papillons bariolés que lui seul voit, gambadant, gloussant. Il se rie du danger, Zéphyr. Il ne le conçoit pas. Il ne conçoit rien.

Petite poussière balayée par son propre vent, qui s'envole et cabriole. Petite poussière qui arrive dans une ville qu'il n'a jamais vu, dans la mêlée, dans la cohue. Les papillons s'évaporent car l'Imagination est perturbée par l'effervescence ambiante. Petite poussière aussi. Comme émergé d'un songe trop long, il peine à comprendre où il est, qu'est-ce qu'il y fait, le rythme des gens est trop effréné. La peur étreigne son thorax, il s'affole.

Zéphyr déambule. Il cherche ses papillons. Ils ont du avoir peur, les pauvres. Zéphyr s'arrête dans un coin et attrape son sac à dos. Il faut vérifier que Pain de mie ne soit pas mort. Carmin lui a bien dit, c'est fragile ces bestioles. En prenant le cochon d'inde –  le hérisson imberbe – au creux de ses paumes, il sent pulser son cœur et grimace un sourire vague. Bien. Il gère la fougère.
Et tandis qu'il remet son sac à dos, il entend des bribes de conversations, un drôle d'écho. Mangroves, Dismal et autres mots farfelus qui ne trouvent pas beaucoup de sens dans son esprit confus. Mais Zéphyr comprend, un peu. Il sait où il est, un peu.

Égayé par sa sagacité, il remonte les pans de sa salopette et se met à sauter dans les flaques. C'est un peu bête, puisqu'il trempe ses baskets, même ses chaussettes. Mais c'est sa logique, et laissons-le raisonner comme il veut.

– C'est la fête à la grenouille !

Aussitôt des dizaines de batraciens, tailles et nuances variables, s'animent autour de lui, bondissant à leur tour entre ses jambes. Batraciens imaginaires. Ben oui. Toujours. Il éclate de rire, un rire infantile et un peu tordu, comme lui. Il rit encore, encore, et se met à danser. Ça doit bien faire deux jours qu'il n'a pas mangé. Mais qu'importe, puisqu'il peut encore rigoler. Et danser, et danser.


Re: Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr
Lun 21 Avr - 11:19






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« je suis un pirate moi ! »


▲ absol
zéphyr ▲
En fait il faisait pas super beau aujourd'hui. Du coup, t'es presque comme qui dirait pardonné. C'est vrai ça, tu vois pas pourquoi tu devrais aller travailler s'il ne fait pas beau. C'est logique. Tu es logique, Absol. Et tant pis pour les autres qui ne comprennent pas grand choses à la vie. Faudra que tu songes à leur expliquer un jour. Et tu ne leur ferais payer qu'un forfait réduit de sociétaire actif, parce qu'ils sont quand même gentils.

En tailleur sur ta bulle, tu t'étires avant de te frotter les yeux. La lumière t'agresse, tout est super lumineux aujourd'hui. Presqu'autant que toi. Surement pas autant que toi. Mais ce n'es pas grave. Tu redresses ton couvre-chef, et défies du regard les passants, là haut, perché sur Patrick. Ta bulle femelle. Ta plus fidèle amie. Qu'est ce que tu peux avoir l'air fier, tout de même. Tu n'aimerais pas avoir affaire à toi-même, ça c'est sûr.

Dismal est vraiment animée aujourd'hui. Tu te rappelles que c'est demain la collecte des impôts. Heureusement que t'es un bonhomme, un vrai, parce que les altercations sont souvent musclées. Et puis y a Bob, 26 ans, 1 mètre 95 et 105 kilos de muscles avec toi aussi. Mais faut pas se voiler la face, tu sais très bien que c'est toi le plus redouté des deux. Surtout quand t'adoptes ta posture de super champion. Cette posture là précisément.

De toute hauteur, tu te dresses sur ta bulle, le doigt pointé vers la foule et ton regard le plus féroce au visage. Tu notes dans un coin de ta tête, qu'acheter un sceptre ça serait pas une mauvaise idée. En or massif. Avec des diamants et des rubis dessus. Des saphirs et des topazes. Mais ça foutrait un sacré coup à ton trésor et à tes économies, et au fond, t'es bien trop cupide pour ça. Tant pis pour le sceptre impérial.

Puis tu remarques un enfant là en bas. Un de ces enfants beaucoup trop pas sérieux. Un enfant de ton âge pourtant. Mais décidément un enfant drôlement trop immature pour toi. Tu le vois sautiller et valdinguer dans les flaques d'eau, et tu te contentes de soupirer. La jeunesse actuelle te désespère, Absol.

« C'est la fête à la grenouille ! »

Tu réfléchis quelques instants et tu te dis que tu ne pas laisser passer ça tout de même, une ignorance pareille, ça peut amener à de graves accidents. T'incites Patrick à te diriger au sol, vers l'excité, et tu tonnes déjà de ta voix céleste et de ton élocution parfaite.

« Faux. Aujourd'hui, c'est la Saint Anselme, tu devrais faire plus attention à ce que tu dis. Puis d'abord, la fête à la grenouille elle n'apparait même pas dans le calendrier. »

T'es tellement sûr de toi. Tellement prétentieux. Mais au moins t'es presque certain que maintenant, il ne se trompera plus.  Tu sais même pas s'il t'as vraiment entendu en fait, perdu dans sa danse sans fin. T'es déjà prêt à répéter, mais voila, aspergé d'un jet d'eau soudain, tu glisses sur Patrick et tombe au sol.

Trempé et honteux, tu rigoles beaucoup moins. Ta tenue est toute salie, et en plus tu t'es drôlement fait mal aux fesses.
code • Elzac - Trush
HRP | J'espère que ça ira ! :voulait trop participer:





Re: Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr
Mar 22 Avr - 18:20






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HRP:
 


Zéphyr, la bouche ouverte, l'air un peu con, pose son regard nébuleux sur le drôle d'enfant. Aussi blond que lui est brun, aussi éloquent que ses mots sont dérapants. Il l'observe longtemps, un peu comme un contemple un tableau abstrait. Il essaye d'y trouver un sens, une logique, un angle d'abordage.
Zéphyr n'est pas outré, surpris, irrité. Intrigué, en vérité. Il demeure stoïque, figé dans son mouvement disgracieux, vaguement voûté.

– Saint Enseigne ? répète-t-il – pense-t-il répéter – d'une voix fluette. Le mot lui fait mal aux dents car il y a "saigne" dedans.

Puis l'autre tombe. Zéphyr ne pense pas à l'aider, ce n'est pas par mesquinerie, simplement qu'il n'y songe pas. Il regarde.
Les pieds inondés d'eau sale, la Poussière s'approche vaguement de l'enfant blond, et l'éclat de ses cheveux lui évoque un genre de poudre de soleil dont on l'aurait saupoudré. Il l'envie un peu. Lui n'a pas de doré sur la tête. Il saisit les pans de son bonnet et tire dessus pour enfouir sa toison à lui, si terne, si terne.

– Tu as des cheveux blonds ! répond-il en désignant le crâne du garçon, comme s'il lui apprenait quelque chose.

Il ne pense même pas à réagir à la véhémence de son interlocuteur. Il en a été un peu troublé, un peu confus, mais pas ébranlé. Toutes ces choses, ça lui glisse dessus. Heureusement, peut-être.

Tout le fascine chez l'enfant. Son éclat, sa voix, ses habits loufoques du plus grand effet. Et cette chose. On aurait dit une grosse bulle. Zéphyr se met à sourire, de ce sourire un peu tordu mais qui sonne quand même vrai. Il ouvre grand les bras et enlace la sphère translucide de tout son corps de pantin, s'agrippant aux parois lisses dans un élan à la fois tendre et brusque.

– Comme c'est beau, comme c'est beau. Je n'en ai jamais eu une comme ça. Une aussi GROSSE. Il a hurlé démesurément cet ultime mot, comme pour l'accentuer. Tu as de la chance d'être un pirate. Moi je suis juste fossoyeur. Pour aider les fantômes. Je crois que c'est pour ça qu'ils m'appellent Poussière. Mais je suis pas sûr. Être un pirate ça doit être bien. Ça doit être bien.







cadeau de Tina et Elzacou:
 


Re: Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr
Mar 22 Avr - 19:56






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Sasha a de nouveaux amis ?
Codage fait par ©PAINDORE sur APPLE SPRING  △



Cela doit faire plus ou moins trois jours. Trois longs jours, où tu n'as pas mangé. Trois jours où tu marches à la recherche de ton ami d'enfance. Trois jours où tu dors à la belle étoile et que tu te laves dans les rivières que tu croises. Tu n'en fais pas un peu trop ? Après tout, tu ne le trouveras peut-être jamais... Aujourd'hui, il fait chaud, même trop chaud. Tu as enlevé ta veste -que tu fais pendre à ta taille-, tes chaussures et tes chaussettes que tu tiens dans les mains. Le sol est chaud, il te brûle un peu les pieds, mais tu dois continuer. Tu lui as promis de retrouver ton monde imaginaire et tu feras tout ton possible pour le retrouver. Tu aimerais manger, mais tu ne te rappelles même plus de la sensation d'avoir faim. Tu es faible, mais tu n'arrives pas à te reposer, comme si ton corps t'interdisait de t'arrêter. Une vraie torture.

Le doux vent chaud souffle dans tes mèches sauvages de ton chignon. Ça te rafraîchit un peu, même si boire serait encore mieux. Tu t'arrêtes souvent près d'un lac ou d'une rivière pour pouvoir boire un tout petit peu et te rafraîchir le visage. Tu ne comprends pas ... Si c'est l'île des Dieux, pourquoi est-ceque la vie n'a rien de parfait ? Est-ce donc impossible d'apporter la perfection dans un autre monde ? Tu penses trop. Pourquoi penser comme un adulte ? Rêve, profite de ton enfance, c'est ce qu'il y a de plus important dans ta vie, après avoir retrouvé celui que tu as perdu. En réalité tu sais, tu sais qu'il est mort, mais tu n'arrives pas à te mettre ça dans le crâne, même après toutes ses années... Tu essaies de comprendre, mais la vérité est si douloureuse... Est-ce la vie ? Cette chose douloureuse dans ton coeur qui te suit tout le temps ? Alors, si ça l'est vraiment, tu as une autre raison pour y croire à ton monde imaginaire. Mais là, tu devrais vraiment essayer de trouver un chez-toi. À ce rythme, tu mourras et ce n'est pas ton but. N'oublie pas que ta vie reste quand même la chose la plus importante à tes yeux.

Des voix. De l'aide, enfin. Tu essaies de sourire, mais tu n'as même plus assez de force. Tu marches doucement vers eux, espérant qu'ils puissent t'aider. Tu n'en peux plus, vraiment. Tu ferais tout et n'importe quoi pour manger, boire et surtout dormir dans un vrai lit. Tu te retrouves en face d'eux. Tu n'entends pas ce qu'ils disent, tout devient flou, ton corps est lourd, tu ne comprends pas ce qu'il se passe. Encore un pas et ... Tu tombes. Tes jambes sont devenues trop faibles pour te porter. Tu lèves la tête en leur direction. Ce sont des enfants, ils ne seront surement pas t'aider, reste forte Sasha ! Tu sers les points et tu t'assois sur le sol. Tu soupires, comme si t'asseoir avait été un effort sportif de trop. Tu continues de les regarder, ils ne doivent pas être plus âgés que toi, mais peut-être qu'ils savent où dormir.

... Aidez-moi, s'il vous plait...
Re: Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr
Dim 27 Avr - 17:24






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« cœur de pierre. »


▲ absol
zéphyr ▲
On aurait dit que le temps s'était arrêté. Le petit tout plein d'eau, il bouge plus d'un centimètre, il se contente de t'observer la bouche et les yeux grands ouverts. Toi, ça te fait un peu peur Absol. Peut-être que c'est un dangereux sociopathe. Peut-être que derrière cet air candide et insouciant se cache un sanguinaire criminel égorgeur de chatons. Il faut toujours tout prévoir, et toi, tu prévois tout.

Il a tout d'abord tenté de répéter l'éphéméride mais s'est foiré lamentablement. Et à présent, une fois que tu es parvenu à terre, il s'est rapproché pour t'observer de ses yeux pleins de vie. Pour enfin, tout aussi soudainement, enfuir sa chevelure sous son bonnet, en s'émerveillant devant la tienne.

Et tu commence à avoir de plus en plus peur. Mais ce n'est pas le pire, parce que le petiot là, il s'avance vers Patrick. Et l'enlace de ses petits bras. Il enlace ta bulle. Et toi tu le regardes, encore un peu barbouillé d'eau, ne sachant guère véritablement comment réagir.

« Comme c'est beau, comme c'est beau. Je n'en ai jamais eu une comme ça. Une aussi GROSSE. Tu as de la chance d'être un pirate. Moi je suis juste fossoyeur. Pour aider les fantômes. Je crois que c'est pour ça qu'ils m'appellent Poussière. Mais je suis pas sûr. Être un pirate ça doit être bien. Ça doit être bien. »

D'un coup sec du poignet tu fais écarter ta précieuse bulle de corps étrange. Fossoyeur. Lui ? Tu commences véritablement à te poser pleins de questions Absol. Cet enfant parle trop. Il parle plus que toi. Et ça, ça n'étais jamais arrivé. Une fois ton bien revenu, tu te hisses vaillamment dessus et prends un peu de hauteur. Au cas où.

« Mais t'as un cerveau ? »

Ta franchise te perdra. Tu le vois déjà s'élancer vers toi, couteau à la main pour te trancher la gorge. T'as sûrement trop vu de films d'horreur.

« J'ai plein de relations je te préviens, si tu tente quoi que ce soit, tu risques d'amèrement le regretter ! »

Au fond, t'as encore gardé ta crédulité d'enfant. Et ta réaction ne te sembles absolument pas un poil trop excessive. Sûr de toi, tu le défies du regard, déjà prêt à devoir retrousser tes manches pour sortir de cet infâme piège. Tu te déçois horriblement, comment as -tu pu être aussi bête ? Venir à sa rencontre afin de lui faire la leçon alors que visiblement il ne cherchait seulement qu'à t'attirer ? Il est plus malin qu'il n'en avait l'air.

Et puis t'entends des pas qui frottent douloureusement le sol. Comme un souffle rauque. Et un grand bruit. Le temps que tu te retournes, Absol, tu vois un corps à terre. Une petite fille qui lève difficilement la tête dans votre direction. Elle semble très faible, et toi, tu comprends vraiment plus rien. La prochaine fois t'irais travailler et ça sera plus simple.

« ... Aidez-moi, s'il vous plait... »

Et du tac au tac.

« Tu veux quoi, toi ? »

Puis tu regrettes un petit peu. T'es sur les nerfs, et un peu trop fier. Alors t'en oublies tes principes. Visiblement que c'est une SDF qui te demande l'aumône. Tu crois rêver. Comme si tu allais lui filer quoi que ce soit. Comme si tu avais pu rassembler toutes tes économies en gémissant dans les rues. Mais t'es pas un monstre. Et même si ça te fends le coeur tout entier, tu lui jettes un minuscule croûton de pain de la baguette que tu viens d'acheter, accompagné de... accompagné de rien en fait.

« Tiens. Mâches bien, lèves-toi et va chercher du travail, t'as cru que j'étais pasteur ou quoi ? »

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HRP | Omg je suis trop un batard .w.





Re: Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr
Lun 28 Avr - 18:09






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Zéphyr ressent très vite l'agressivité du garçon blond. Il est doré mais sacrément hargneux. Poussière sent un genre de frisson acide courir à l'intérieur de son corps. Il décortique le petit blond d'un regard intense mais qui dégage un truc vide, déphasé. Ses dents se cognent, se frottent, ses poings se crispent. ll va bientôt avoir envie de crier. Pour l'instant, ça va encore.
Et puis la confusion. Il est perturbé, noyé sous le flots de mots compliqués. Il avait presque établi un contact. Il baignait dans la clarté du garçon avec un air béat, ravi, le rouge bourgeonnant déjà à ses joues trop blêmes. Mais l'autre le bouscule. Il écarte la bulle. Il casse tout.

Alors d'un coup, il se sent suffoquer, écrasé par la lumière du garçon blond. Ses mots deviennent des rayons laser, des brûlures qu'il crache jusqu'à sa peau. Zéphyr en sent l'amertume qui vient lui cramer les sourcils. Il ne comprend pas qu'un enfant parle comme ça, prenne cet air-là. Ça sonne faux, tout ça.
La lumière se pare d'un vert jauni, la voix se distend et tout dans le garçon blond est muté. C'est dans sa tête, juste dans sa tête, mais lui ne voit que ça. Ses yeux s'agrandissent à mesure que se déshumanise l'enfant qui, une minute auparavant, le comblait de ravissement.

– Arrête ! ARRÊTE !

Il n'a même pas vu la petite fille.
Il recule, tombe, l'eau souillée de la flaque vient imprégner ses vêtements et bleuir ses lèvres. Quelques gouttes chaudes viennent salir ses dessous. Ce n'est pas l'eau de la flaque.

T'as cru que j'étais pasteur ou quoi ?
T'as cru que j'étais pasteur ou quoi ? T'as cru que j'étais pasteur ou quoi ? T'as cru que j'étais pasteur ou quoi ?
La phrase semble presque mélodique à ses oreilles. Zéphyr se redresse un peu et, enfin, aperçoit la gamine aux allures de chien errant. Il répète la phrase dans un murmure, comme un refrain, et s'approche de la fillette à quatre pattes. Il prend son sac à dos, l'ouvre, et lui tend... rien. Il tend la main, mais il n'y a rien. A ces yeux, on pourrait trouver une pomme, un bout de chocolat ou un sandwish au thon. Juste dans ses yeux.

– Ne parle pas à lui. C'est un pirate. Il croit qu'il est grand parce qu'il sait bien parler. Il devient tout vert quand il est méchant. Vert, vert, vert. Tiens, prends !

Zéphyr lui tend le met imaginaire en souriant niaisement. Il insiste. Puis il regarde le petit blond. Il a perdu sa couleur bizarre. Il n'a pas perdu son air arrogant.

– Peut-être que tu en veux aussi ? Mais tu dois dire s'il te plait. C'est pas l'habitude des pirates, ça pas vrai !

Et tout fier de sa vanne, il passe sa langue sur ses lèvres, la logique décalée mais l'égo réchauffé.

Re: Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr
Mar 29 Avr - 11:41






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• Héritage : Maîtrise des cataclysmes. Eve contrôle le vent, la terre, l'eau, le feu : elle est reine de la météo, des catastrophes naturelles. Eve est un fléau. Le fléau Céleste. En contre-coup, elle ne semble plus pouvoir vieillir.

Divin
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◊ Ding ding, sonne le cataclysme ◊

« bonjour, je peux jouer avec vous ? »


E
ve voit le Dei sourire, aujourd'hui. Assis sur son magnifique trône, les lèvres pliées, comme s'il était attendri par les trois enfants. Mais rien n'est plus amusant que de changer l'atmosphère. Sa bouche se met en mouvement, il demande à Eve. Elle aussi, elle sourit, à présent.

  Elle n'hésite pas, le sourire du Dei lui fait plaisir. Des enfants comme elle jouent, là-bas, par terre. Et elle va pouvoir leurs faire un cadeau pour encore plus s'amuser. C'est comme Il a dit. Elle se concentre et regarde au loin, derrière les arbre à bulles, les mains crispés. Fort. Fort, elle pense fort, vas-y, tombe. Ses doigts se desserrent brusquement, le nuage est formé.

Et la grêle tombe maintenant tout autour de Dismal. Pic, pac, poc.
Re: Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr
Dim 25 Mai - 10:41






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« le petit garçon exorciste. »


▲ absol
zéphyr ▲
Le petit, il avait un problème, c'était certain. Te dévisageant, il était parti dans une vilaine crise de démence. D'ici-même, tu entendais ses dents s'entrechoquer tandis qu'il te regardait de ses yeux fous. C'était comme s'il avait peur. Peur de toi. Un sourire éclaira ta figure : il avait enfin compris à qui il avait affaire. T'époussetant l'épaule, tu feignis le désintéressement, comme si cela arrivait souvent. Après tout, normal que ta carrure l'impressionnait, Absol.

« Arrête ! ARRÊTE ! »

Mais au fond, t'étais pas du tout tranquille. Parce que les rôles s'inversaient et que le petit commençaient vraiment à te faire peur, à toi. Il avait crié ces mots, et il te regardait de son air effrayé, comme si la mort se peignait sur ton visage. Comme s'il était prêt à commettre l'irréparable. Comme si tu n'avais plus que quelques secondes à vivre, Absol.

Tu reculais alors en arrière, le plus discrètement possible, tandis que le petit brun s'élançait en rampant vers la fillette que tu avais déjà secouru. Bien qu'il fut à présent tourné vers quelqu'un d'autre,  tu te doutais que ce n'était qu'un leurre. Ce petit était habité par un démon, et tu révisais déjà tes meilleurs exorcismes en murmurant.

De là où tu étais, tu ne voyais pas ce qu'il faisait. Et ta paranoïa resurgissait. Et si il essayait de convaincre la mendiante de s'allier à lui ? Et s'ils s'apprêtaient tous les deux à venir te dépouiller de ton or, Absol ? Il était certain que seul ce dernier intéressait le petit garçon, car oui, son petit jeu ne marchait pas sur toi.

« Ne parle pas à lui. C'est un pirate. Il croit qu'il est grand parce qu'il sait bien parler. Il devient tout vert quand il est méchant. Vert, vert, vert. Tiens, prends ! »

Et l'y voilà ! Tu voudrais hurler que c'est faux, que tu as des enfants et une famille à nourrir. Que le monde serait horrifié de ton départ, mais c'est trop tard, la petite semblait déjà prête à être pervertie par ce monstre. Toi qui l'avait pourtant éclairée de ta générosité et de ton amour quelques minutes auparavant. Et c'était comme ça qu'elle te remerciait ? Le monde n'était fait que d'hypocrites. Ah, si le monde te ressemblait, petit blond, comme celui-ci se porterait mieux !

Tes genoux s'entrechoquaient tandis que tu cherchais Patrick du regard, prêt à courir se jeter sur celui-ci. Prêt à fuir cet endroit rempli de brigands. Mais le garçon se retourna, et te dévisagea une nouvelle fois. Et tu sus, tu sus que tout était fini pour toi. L'immense avenir qui s'offrait à toi ne pourrait se réaliser.

« Peut-être que tu en veux aussi ? Mais tu dois dire s'il te plait. C'est pas l'habitude des pirates, ça pas vrai ! »

Et il était fier, fier comme un paon. Il savait qu'il avait gagné, t'obligeant à te rabaisser à lui. A lui demander poliment son bien imaginaire. Mais il en était hors de question ! Tu brandis ton doigt dans sa direction, et laissas s'écouler quelques mots insignifiants et tremblotants de tes lèvres.

« Jamais ! Si tu crois que tu vas m'avoir une nouvelle fois avec une de tes ruses pernicieuses, c'est raté, démon ! Retourne dans ton monde avant que je... Avant que je... Pars ! »

Tu fis semblant de te concentrer, soutenant un regard intense pour tenter une seconde fois d'insuffler la déraison au gamin. Et tu levais alors les bras, coup de bluff. Tu ne savais pas quelle réaction allait adopter le gamin, mais tu étais prêt à tout pour survivre.  

Et devant toi, passèrent les premiers grêlons. Te caressant les joues de leur force glacée, t'ébouriffant les cheveux en passant à travers ton couvre-chef usé. De plus en plus rapide, de plus en plus gros. Et la douleur commençait à se faire sentir. Devant toi, tu voyais aussi les deux autres enfants subir le cataclysme et c'est alors que tu commençais à comprendre.

Ton dieu avait répondu à ton appel, il avait invoqué le pouvoir d'Eve pour te soutenir, tu en étais convaincu ! Mais tu regrettais à présent, en voyant les glaçons fendre l'air comme des billes. Tu n'aurais pas dû demander tant, mais ton incommensurable force de caractère avait poussé le Dei a y associer la force de son cataclysme. C'était la seule possibilité. Il était de ton devoir de réparer ton erreur.

D'un geste du bras tu arrachas un gigantesque carton de la devanture d'un kiosque pour l'amener à tes pieds. Tu priais pour que la colère d'Eve s'estomperait rapidement car tu savais bien que le carton n'allait pas durer éternellement.

« Eh, bougez-vous les demeurés, je peux pas vous sauver si vous vous restez là ! »

Et comme pour montrer l'exemple, tu t'enfouissais sous la grande boîte, genoux repliés, juste avant d'avoir projeter Patrick au loin sous une bien trop petite niche de chien. Tu espérais qu'il s'en sortirait : bulle et glace ne font pas bon ménage. Mais tu avais confiance, c'était une bulle de compétition.

Tu regardais tes beaux souliers cirés et sans même savoir si les deux enfants t'avaient rejoint sous cette cabane de fortune, tu déclaras :

« Ça fera 5 dollars la minute de protection sous mon carton. »

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HRP | Vu que Sacha répond pas, on continue nous c:





Re: Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr
Dim 8 Juin - 13:40






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Zéphyr ne comprend pas ce qui se passe. Il connait la pluie, il connait les cailloux. Il ne connait pas cette symbiose hasardeuse qui fait pleuvoir des pierres. Pendant un instant, il se contente de lancer sa tête vers le ciel, les yeux dangereusement écarquillés sous la violence magistrale du cataclysme. Une pluie qui fait mal, une pluie dure, écorchante. La douleur ne vient qu'après, le choc visuel met un temps considérable à amorcer le choc physique. Et quand ça vient, ça le tétanise, ça l'affole complètement.

Zéphyr se met à tourner en rond, se bouchant les oreilles. Ça ne l'aidera pas, c'est sûr, mais la Poussière ne sait pas réagir à ces trucs-là. On ne digère pas ce qu'on avale pas, pas vrai ?
Le petit blond a déjà réagi lui. Réactif, malin, dégourdi. Il s'est déjà trouvé un abri. Il sermonne les deux autres. Car la fille est encore là. Mais Zéphyr ne la voit pas. Il finit par suivre le gamin, comme un petit chien errant qui espère trouver un maitre aimant, soignant. Il trébuche, glisse, hoquette.

– Ça fera 5 dollars la minute de protection sous mon carton.

Il reste là, encore, penaud et interdit. Il contemple la silhouette chétive, réfugiée, de cette graine d'adulte qui parle pas comme un enfant. Mais il ne sait pas se défendre contre ça, Zéphyr, alors, toujours bombardé de grêlons, il s'empare de son sac et farfouille l'intérieur, les mains blêmes et tremblantes.
Il sort quatre billets, offerts par Carmin – pour les "extrêmes urgences" – et un papier d'emballage de tacos, qu'il croit être un genre de monnaie aussi. Dans ses yeux c'est comme ça, en tous cas.

Et puis le drame. Pain de Mie, terrifié par la cacophonie ambiante, bondit du sac et s'enfuit dans la rue, le feu aux fesses. Zéphyr hurle à s'en érailler la voix. Il lorgne la petite forme du cochon d'inde – hérisson imberbe – détaler, jusqu'à rejoindre une niche. Celle-là même où il distingue, un peu flous, un peu obscurs, les contours de l'étonnante bulle de son compagnon de fortune.

Zéphyr jette son pactole au pied du garçon blond, dont le visage est mangé par son gigantesque chapeau – il prend presque tout l'espace, sérieusement – et s'y engouffre sans attendre de réponse. Il a trop mal, surtout aux mains. Laissant dépasser la moitié de son visage contrit, il pleurniche :

– Oh, oh, pauvre Pain de Mie... Il est avec ta bulle. Est-ce que ta bulle le protègera ? Sans Zéphyr, sans moi, Pain de Mie meurt. Je ne comprends pas, il y avait le soleil. Certaines tournures de langage demeurent très ardues pour la Poussière. Pourquoi il pleut des graviers en glace maintenant ? C'est peut-être l'acopalypse.

Il se tourne et plonge son regard rond, humide, dans celui du garçon.

– Tu as peur ? murmure-t-il très bas.

Il croit l'avoir vu trembler, mais il n'est pas sûr.







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Re: Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr
Mer 18 Juin - 21:11






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« l'argent fait son bonheur. »


▲ absol
zéphyr ▲
Vexé, profondément vexé. Le petit autiste, il t'avait ignoré du plus profond de ses entrailles. Le pauvre s'était contenté de tourner, de tourner et encore de tourner avant de capter un semblant de lucidité. Et après quelques glissades, trébuchages, et autres jérémiades , il était enfin parvenu à ta caverne de fortune, s'arrêtant quelques instants aux abords de l'entrée. Au fond t'étais déjà prêt à annuler ton offre, ça lui apprendrait d'avoir loupé une des plus belles preuves de ton courage, celle qui avait réussi à faire tomber la glace.

Mais Absol, tu devais te l'avouer : ta générosité allait te perdre. Pourtant, tu redressais néanmoins fièrement ton couvre-chef d'un geste précis et empli d'élégance, et tu observais ce que te tendait le petit bonhomme. Quatre petits billets verts et un papier d'emballage. Et un papier d'emballage. Sérieusement ? Déjà prêt à rabaisser ton précieux carton pour laisser ce misérable nécessiteux dehors, tu vis alors s'enfuir hors du sac une espace de galette sur pattes.

Un cochon d'inde, ou du moins, ce qui y ressemblait. Tu te rappelais alors de ta maison, de tes parents, et de toute cette vie qui t'avait précédée avant d'arriver sur cette île. Tu te rappelais alors de ce père, de cette mère, qui ne voulaient pas t'offrir d'animal de compagnie à cause de tes "caprices" trop importants. Et pourtant, tu te rappelais ô combien tu étais sage et perdu dans les méandres de ton propre désespoir de n'avoir pour seul acolyte ton esprit affûté.

C'est en revivant toute cette partie délaissée de ton enfance que tu réalisas soudainement que la chose s'était précipitée vers le refuge de Patrick. Et en bruit de fond, tu semblais discerner les cris de cet enfant si crédule. Mais pourtant, tu étais si loin. Perdu dans tes pensées. Papa, s'il te voyait à présent, il n'y avait plus aucuns doutes qu'il te considérerait comme son égal. Ta fortune accumulée petit à petit sur cette île, tu l'avais rassemblée à la sueur de ton front. Oh oui, comme Papa serait fier de toi !

Et cet enfant qui te faisait face, était loin de te ressembler. Désintéressé, irresponsable et décidément naïf, il ne méritait sûrement pas ta pitié. Cet air ahuri et ces émotions qui ne cessaient de traverser son visage à toute berzingue, ça te chamboulait. Tu n'avais jamais été confronté à autant de vie dans un si petit corps, Absol. Et le petit colibri, il n'aimait pas les situations où il n'avait jamais été confronté. Pourtant, tu dus te décider à agir quand le garçonnet balança son sac à tes pieds, avant de te rejoindre au plus profond de ta cachette.

« Oh, oh, pauvre Pain de Mie... Il est avec ta bulle. Est-ce que ta bulle le protègera ? Sans Zéphyr, sans moi, Pain de Mie meurt. Je ne comprends pas, il y avait le soleil. Pourquoi il pleut des graviers en glace maintenant ? C'est peut-être l'acopalypse. »

Tu le regardais, impuissant face à ce comportement qui te dérangeais sans savoir pourquoi. Alors tu décidais de faire la seule chose que tu pouvais faire sereinement dans ces situations : ranger ton argent. D'une main agile, tu arrachais les quatre dollars de l'enfant pour les examiner de plus près quelques secondes. Puis, et cette fois-ci d'une main experte, tu lissais les plis de ces doux billets verts avant de les ranger dans la doublure de ton veston. Un pacte était un pacte, et loin de toi toutes ces pensées culpabilisatrices de morales ou de pitié quand il s'agissait d'argent. Même s'il fallait déposséder un enfant de ses biens.

Tu remarquais alors que le petit brun, il avait les yeux mouillés. Et tu te rappelais que toi aussi, tu avais déjà eu les yeux mouillés. Quand tu étais faible et profiteur de la société.

« Tu as peur ? »

Son ton était doux, faible et comme effrayé. Et dans cet instant de silence, -malgré la cacophonie des grêlons-, quoique tu puisses en dire, tu sentais ne plus être dérangé par cette situation. Car ce refuge était ton château, ta cabane. Et que pouvait-il arriver au roi dans son château ?  Tu ne comprenais pas alors pourquoi ces légers tremblements parcouraient tout ton corps.

« Non, froid. »

Quelques mots s'étaient hasardés à sortir de ta bouche, tandis que tu pensais alors à ta pauvre bulle.

« Patrick est fort, ne t'en fais pas. Il saura prendre soin de ton gros rat. »

Ton ton était si vide de sentiments. Si froid. Mais tu avais tellement du mal à respirer. Et tu sentais le feu t'imprégner et te monter aux joues de plus en plus vide. Et ta vue se brouillait, dédoublant l'enfant déjà insupportable en deux nouveaux exemplaires. Pour te rassurer, tu passais alors ta main dans la reliure de ta veste pour caresser les contours de tes nouveaux amis verts en toussotant.

« Tu sais, je crois que je ne vais pas bien. »

Et en émettant ses syllabes hors de ton corps, tu souriais d'un sourire béat. Car Absol, tu venais de comprendre. Tu venais de comprendre que si Papa et Maman ne voulait pas t'offrir un animal, c'était tout simplement parce que tu en étais allergique.

Tes yeux se fermèrent alors sur l'image de cet enfant bien trop rêveur, serrant et protégeant alors du mieux que tu lui pouvais l'argent fraîchement acquis.
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HRP | Bonne chance avec le malaise de mon petit 8D





Re: Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr
Mar 1 Juil - 10:57






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Zéphyr comprend très tard que le garçon blond va mal. Vraiment mal. Absorbé par sa propre détresse, par celle de Pain de Mie qui est loin et invisible d'ici, celle du garçon blond, toute assourdie et contenue, presque tendre, ne l'atteint pas. Le nez du garçon blond devient rouge pourtant, et son souffle grésille pourtant, et ses yeux bouffis papillonnent avant de se voiler, de se clore. Pourtant.
Zéphyr contemple ce spectacle long et doux, le martèlement de la grêle comme fond sonore. Il regarde le corps du garçon blond sombrer, son esprit avec, accroupi devant lui les yeux grand ouverts.

– Pirate. Pirate ?

Zéphyr ne connait pas son nom après tout.
A cause du ton du garçon blond, il a même partiellement oublié que le Colibri était un enfant.
Il touche son pied, le pousse, le remue. Rien. Le garçon blond est mort ! Zéphyr est bouche bée, désemparé, il n'a rien vu venir. Heureusement, la mort ne lui a jamais fait peur. Il la trouverait quasiment maternelle, parfois. Rien qu'un très long sommeil de plomb.
Sur l'île, beaucoup d'enfants, privés de parents, sont laissés pour compte lorsqu'ils meurent. Zéphyr prend soin d'ux. Zéphyr prendra soin du garçon blond.

L'inconscience, c'est sa plus grande force à Zéphyr. Et les rôles s'inversent. Le garçon blond a l'air minuscule maintenant. Tout fragile, tout malingre. Il en est presque beau, comme un oisillon qui, passé le chant du coq qu'il imite et claironne avec arrogance, retrouve le duvet de l'enfance.
Zéphyr se sent grave, se sent grand. Je vais prendre soin de toi. Petit. Et comme l'inconscience, c'est sa plus grande force, il sort, labouré par les grêlons. Il extrait son écharpe du sac, a rouge, et la passe à travers un trou rapiécé qui perce le carton. Il renverse le carton, avec un effort qui le fait crier. Le garçon blond est balloté. Il s'en fiche maintenant. Zéphyr lui ôte son manteau bizarre – un peu trop brusquement sûrement – et recouvre le petit corps inerte.

Il tire son chariot improvisé, corbillard de misère, cocasse, son petit fardeau noble. En passant devant la niche, il appelle Pain de Mie qui vient et saute jusqu'à la poche ventrale de sa salopette.

– Tu peux venir aussi.

Il parle à la bulle, mais ne l'attend pas. Il ne sait pas si elle vient ou pas.
Il se dirige laborieusement vers le cimetière. Il ignore les cris, les appels, les bousculades affolées qui pètent autour de lui. Il ignore même les gouttes solides qui semblent vouloir forer sa peau.

Zéphyr n'imagine pas. N'hallucine pas. La réalité est trop là. Trop grave, pour ne pas la respecter.
Il s'arrête, bombardé mais mécanique. Il creuse, tout seul, longtemps, durement. La tombe du garçon blond.







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Re: Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr
Jeu 10 Juil - 21:42






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« mes condoléances. »


▲ absol
zéphyr ▲
Pic. Pac. Poc. Indéfiniment, comme éternellement, les grêlons s'écrasent sur ta figure. Et forcément, au bout d'un moment, t'émerges. Tu ne sais pas vraiment combien de temps s'est écoulé, tu ne sais même pas pourquoi le décor ne semble plus être le même, mais une chose est sûre : y a du bruit sur ta gauche. Alors tandis que tes yeux se réhabituent à la lumière, tu te relèves doucement de ce magnifique carton de fortune. Et tu as mal partout, comme si tu avais été trimballé contre vent et marées à travers tout Dismal.

Malheureusement, c'est en reconnaissant les contours de tombes et de caveaux que tu comprends que c'est la vérité. Te voila au cimetière, accompagné de nouveaux bleus et de vêtements trempés par la grêle fondue. Tu trembles un peu d'ailleurs, plus de froid que de ta précédente allergie qui semble s'estomper. Bien sûr, ta gorge est encore un peu gonflée et ton souffle légèrement rauque, mais au moins tu n'es plus inconscient. Tu es brave et fort, tu sauras affronter convenablement cette situation.

A ta gauche, et de dos, c'est en fait le petit garçon de tout à l'heure qui fait tout ce boucan. Enfin, une partie du petit garçon, puisque l'autre semble se trouver sous terre. Et autour de lui, des petits tas de terre parsèment le décor macabre du cimetière. Et tu fais le rapprochement. Cimetière. Creuser. Tombe.

Sans un bruit, tu te relèves alors jusqu'à te tenir totalement debout, et sors de la boîte miraculeuse. Et ton pied frôle de peu le corps inanimé du petit animal de tout à l'heure, semblant avoir trouver refuge protégé par un des plis du carton. Tu recules alors précipitamment, histoire d'éviter tout autre incident allergogène et réfléchis intensément. Toi, Absol et ton incroyable sens de déduction n'allaient pas tarder à élucider cette affaire.

Après avoir regardé une dernière fois l'animal, tu te rapproches discrètement du petit brun et découvres alors avec effroi les contours d'une gigantesque tombe. Pas si gigantesque que ça, mais pouvant au moins te contenir. Et tu ne comprends pas. En même temps le petit bonhomme n'avait pas l'air fut fut, normal qu'il soit pas callé en calculs de dimensions. Tu hoches la tête et te dis que comme main d'œuvre, le petit gars il devrait vraiment être rentable. Pour sûr, il ne s'était pas écoulé plus d'une heure qu'il avait déjà dégagé une importante quantité de terre après t'avoir trainé jusqu'ici.

Et il gratte, frotte et creuse, inlassablement, comme si sa vie en dépendait. Ca te fait presque de la peine, tu te dois d'intervenir.

« Tu sais, je pense que la tombe est assez grande pour accueillir ton gros rat. Il avait pas l'air méchant, c'est arrivé comment ? »

Tu pointes alors l'animal en question de ton doigt, en tentant d'exprimer un visage des plus compatissants. La mort c'est pas drôle, mais t'espère quand même pas que le gamin va venir t'asperger de morve à tour de bras. Mais Absol, t'es un chic type, alors tu décides de changer de sujet. Parce qu'après tout ce que vous avez vécu, le bonhomme il mérite bien un peu d'attention. Même s'il est fêlé, pas très intelligent et un peu gauche.

« Ça te dirait de travailler pour moi ? T'as l'air du genre rapide et performant, et il me manque un homme à tout faire. Si tu veux je peux te proposer un CDD jusqu'au mois prochain que je déciderais de renouveler, au non, suivant tes capacités. Par contre niveau salaire, ça risque d'être serré ce mois-ci alors on attendra le prochain, pas de soucis ? T'es mignon. Je crois que tu avais dit que tu t'appelais Zéphyr tout à l'heure, moi c'est Absol, enchanté. Tu peux m'appeler patron si t'es pas du genre à déroger aux formalités. Ce que je doute fort néanmoins. »

Tu tends alors fièrement ta main afin de serrer la sienne, un beau sourire illuminant ton visage. Y a pas à dire, une occasion comme celle-ci n'allait pas se présenter tous les jours.
code • Elzac - Trush
HRP | J'ai sorti Pain de Mie de ta poche pour sa sieste, pas de problèmes ? ;;





Re: Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr
Lun 21 Juil - 12:16






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Zéphyr n'est pas plus surpris que cela d'entendre la voix, puissante et sèche, d'Absol. Absol. Ca lui évoque une mélodie, une bulle. Il se tourne sans hâte en sa direction, décortiquant son petit corps droit. Il essuie son front moite, s'extrait de la tombe terreuse, les mains toutes sales. Il s'attarde sur la main tendue.
Zéphyr n'est pas surpris par la résurrection d'Absol, car il croit qu'Absol est simplement un fantôme.

Zéphyr a toujours travaillé tout seul. C'est une poussière solitaire. Mais la soudaine tendresse du garçon blond, qu'il a finalement admiré au premier regard, lui plait, l'excite. Une chaleur pétillante circule en lui. Quel honneur de la part du garçon blond !
Toutefois, l'ignorance d'Absol le peine. Il ne sait pas comment lui annoncer la macabre vérité. Ses paupières clignotent, d'embarras.
Il n'ose même pas relever la mention du "gros rat" même si ce n'est pas très gentil, et encore moins très vrai.

– C'est un drôle de nom Absol. ABSOL. C'est tes parents qui ont choisi ? Ou Carmin ?

C'est Carmin qui l'a nommé lui, alors il semble imaginer qu'elle ait pu le faire avec plein d'autres. D'ailleurs, le Catalyseur ne l'a pas vraiment nommé, elle se contentait de l'appeler "mon petit zéphyr", dû à sa manie récurrente de débouler partout aussi vite et brusquement qu'un courant d'air, ou peut-être de son côté aérien, ailleurs, instable... Le fait est que Zéphyr avait fini par croire que c'était son nom, son seul nom. Puisqu'il avait oublié, comme tout le reste, l'originel.

La Poussière tangue d'un pied sur l'autre, la bouche tordue d'une grimace. Absol sera-t-il triste d'être mort ? Zéphyr voit déjà son teint blêmir, verdir, tandis que ses yeux grandissent et se creusent.
Prestement, il s'empare du petit corps pelucheux de Pain de Mie et l'exhibe aux yeux vitreux d'Absol le mort.

– Ce n'est pas grave qu'il est mort. Il devient un fantôme. Tu vois il est content Pain de Mie !

Zéphyr tire sur les babines du cochon d'inde – hérisson imberbe – pour le faire sourire. Puis, autant par fierté que par volonté de réconforter Absol par avance, il attrape brutalement la main du Colibri. Son contact est éminemment froid. Normal, sa température tombe d'heure en heure.

– Je veux bien travailler pour toi, patron Absol. Mais je n'ai jamais été sur un bateau pirate. Il n'y a pas de terre. A moins que tu sois un pirate des villes, par exemple ? Tu as l'air très tout seul.

Zéphyr se demande si Absol a quelqu'un qui pleurera sa mort. Il sort une pate de fruit de la poche de sa salopette et mord une bouchée. Les contours des yeux d'Absol sont tout violets.







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Re: Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr
Mer 30 Juil - 18:07






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« on part sur un CDD ? »


▲ absol
zéphyr ▲
C'est comme si tu pouvais sentir les secondes ruisseler entre tes doigts tendus. Tu attends. Tu attends une réaction, une parole, un sourire. Mais le petit garçon il prend son temps, il te regarde, il ne dit pas un mot. Le monde entier semble s'être arrêter pour converser avec lui dans sa tête. Et finalement une excitation nouvelle le gagne progressivement, comme s'il était animé par un second souffle de vie. Ce gamin, tu te dis, il doit vraiment avoir un chromosome en trop.

« C'est un drôle de nom Absol. ABSOL. C'est tes parents qui ont choisi ? Ou Carmin ? »

Parce que Zéphyr c'est tout ce qui a de plus commun, peut-être. Il manque pas de toupet, quand il veut celui-là. Mais sa façon de répéter ton prénom comme pour mieux le comprendre, l'enregistrer te rassures. Il est si candide, si naïf. Sa remarque, c'est juste une remarque. Il ne semble pas réfléchir plus loin que le bout de son nez. Tu te dis que tu devrais sûrement lui donner des leçons de calculs et d'arithmétique à ce petit, ne pas le laisser si impuissant face à la vie. Face à la vie sur l'île, d'autant plus.

Les chiffres sont le langage des sages, des personnes importantes. Des personnes comme toi, Absol. Une maîtrise des nombres permet d'ouvrir de nombreuses portes sur la réflexion et la logique. Et toi, t'es vraiment quelqu'un de logique. Si logique que tu comprends immédiatement ce qu'est cette Carmin. Le pauvre s'est créé une amie imaginaire  pour survivre à la solitude. Au fond tu vois bien qu'il a honte de l'avouer, mais qu'il n'est ni plus ni moins qu'un pauvre SDF qu'on trouve à tous les coins de rues. Des parents ils n'en a sûrement jamais eu. Tout ce qu'il a du avoir dans sa pauvre vie, c'est ce petit chromosome en plus.

Et tu te rends compte à quel point tu as peut-être été dur avec lui. Lui avoir offert du travail est une bonne chose, tu va lui permettre de s'en sortir. Oh oui Absol, t'es bien décider à l'éduquer ce garçon. Rien que pour ta réputation, que diront les gens s'ils voient ce va-nu-pieds travailler pour toi ?

Il attrape le corps du rat et l'agite bien trop près de toi, te faisant reculer imperceptiblement.

« Ce n'est pas grave qu'il est mort. Il devient un fantôme. Tu vois il est content Pain de Mie ! »

Et il le trifouille de ses petits doigts innocents, faisant du visage de l'animal une immonde grimace esquissant un sourire. Tu te rappelles alors ô combien tu as eu peur de Zéphyr à sa première apparition, et tu reprends tes gardes. Dieu sait comment peut se comporter un enfant des rues, pourtant rempli de toute la naïveté du monde aux premiers abords. Et après toutes ces émotions, une goutte de sueur finit par perler et chuter à tes pieds.

Enfin il attrape ta main.

« Je veux bien travailler pour toi, patron Absol. Mais je n'ai jamais été sur un bateau pirate. Il n'y a pas de terre. A moins que tu sois un pirate des villes, par exemple ? Tu as l'air très tout seul. »

Ton visage s'éclaire alors enfin. Il a accepté sans crainte, encore une fois, prouve de son manque de tact. Cet enfant est une aubaine pour toi ! Et tandis qu'il mange sa pâte de fruit, tu fais l'impasse sur ses remarques enfantines t'attardant sur le "très tout seul". Tu pourrais être vexé. Mais tu ne l'es pas. N'est-on jamais bien plus serein seul que mal accompagné ? 80 % des habitants de l'île sont des incapables, ne méritant pas que tu t'attardes à tenter de les comprendre. Tu es bien mieux seul, avec tes chiffres et tes trésors.

Et puis une fois, t'as eu un voisin qui s'appelait Victor. Et c'était presque comme un ami.

« C'est parfait alors ! Tu pourras commencer Lundi, je t'attendrais à mon bureau à la banque. La banque c'est le grand bâtiment doré qui se situe à Doom. Le Lundi c'est le jour après le Dimanche où personne ne travaille. »

Tu fais bien attention à tout bien lui expliquer, après t'être rendu compte de ses difficultés. Egaillé par cette nouvelle, tu t'étires le sourire au lèvres.

« Je te propose des cours particuliers, pour faire de toi, tu t'arrêtes pour le montrer du doigt, quelqu'un d'intelligent, comme moi, tu retournes alors ton doigt pour te désigner. Y a du boulot mais tu dois pas être si désespéré que ça je te rassure ! Je suis content qu'on soit repartis sur de bonnes bases toi et moi. »

Et puis soudain tu t'arrêtes de causer et ouvres grand les yeux en hoquetant.

« Elle est où Patrick ? »

code • Elzac - Trush
HRP | Pain de Mie il dort juste hein ? D:





Re: Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr
Mer 13 Aoû - 22:41






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Spoiler:
 

Les yeux de Zéphyr sont très ronds tandis qu'il mâchouille sa pâte de fruit sans cesser de fixer Absol. Il se demande ce qui lui prend de parler comme ça. Il n'a pas la conscience de se dire « il me prend pour un attardé », mais il est perplexe, perturbé. On dirait presque qu'Absol a un problème d'élocution là. Zéphyr termine sa pâte et racle ses dents du fond avec son ongle, pour enlever les bouts coincés. Il a enfoui Pain de Mie dans sa poche de salopette.

– Oui, je connais les banques. Là où il y a l'argent ?

La Poussière fronce les sourcils. Le métier de banquier et celui de pirate lui semblent très contraires. Mais après tout, Absol est tellement impressionnant... Même s'il raconte des choses que tout le monde sait. Comme l'ordre des jours par exemple. Zéphyr a envie d'ajouter que les noms des jours ont été choisis en fonction des planètes, une connaissance qu'il a acquise de Carmin. Carmin s'y connait en étoiles et autres composants du ciel. Mais aux yeux de Zéphyr, Carmin s'y connait en tout, en vérité. Toutefois Zéphyr n'a pas le temps de faire étalage de son savoir, qui le rend un peu fier pourtant, car Absol enchaine très vite avec une question que Zéphyr comprend laborieusement.

Patrick ? Patrick !

– Oh, ta bulle ? Je lui ai dit de nous suivre, elle est pas venue ? Elle a du avoir peur de la pluie. Je veux dire, il... ? C'est une bulle garçon ?

Zéphyr s'approche brusquement, comme animé d'un élan soudain, et plaque gauchement ses mains contre les épaules du Colibri.

– Absol, moi j'ai un pouvoir. Je vois les fantômes. Mais Patrick, je ne crois pas. Il ne faudra pas que tu sois trop surpris si Patrick ne t'entend plus. On va quand même le... la... e chercher. Je traduirais pour toi. Et à la banque aussi.

La grêle a cessé. Tous deux sont trempés jusqu'aux os. Le bonnet de Zéphyr est gonflé d'eau de pluie qui ramollit le tissu et ruisselle sur ses joues pâles.

– Absol. Dis. Tu as peur de la mort ? Il fixe intensément le Colibri. Carmin prétend que la mort est qu'un autre état, un autre voyage, que ce n'est pas la fin. Quelque chose comme ça. J'espère que tu as pas peur Absol. Je suis ton ami. Je veux dire... ton homme à faire. Je me suis occupé de plein d'enfants comme toi.

Il s'écarte. Pointe une pierre du doigt. Un nom y est gravé, bizarrement.

– Regarde. Il s'appelait Joe.

Sourire timide, humide. Sincère aussi.







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Re: Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr
Lun 25 Aoû - 20:35






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« pour Patrick ! »


▲ absol
zéphyr ▲
T'en trembles presque. Patrick, ton amie, ta pauvre Patrick, ta seule Patrick. Dont tu viens seulement de remarquer l'absence. Patrick. Pauvre Patrick. Comment as tu pu être aussi irresponsable, Absol ? C'est vrai que tu viens de te prendre des tonnes de grêlons sur la face, -dont tu sens toujours les marques, d'ailleurs-, et que t'as réussi à conclure une des plus belles affaires depuis le rachat de YouTube par Google, au moins, mais était-ce une raison ? C'est comme si tu venais de perdre 10 dollars d'un coup. C'est comme un horrible trou dans ton cœur qui semble vouloir ronger le reste de ton corps. C'est comme une carte pokémon en deux exemplaires.

Zéphyr il s'approche. Il s'approche et il te parle un peu. Un peu beaucoup comme d'habitude. Mais toi tu te sens bien trop lamentable pour l'écouter ou comprendre ce qu'il te dit. Tu penses à tous ces bons moments que tu as passé avec ta bulle. Quand vous faisiez de la balançoire et que tu es tombé par terre. Quand vous partiez à l'aventure dans la forêt et que tu es tombé par terre. Ou encore quand vous êtes arrivés près de Zéphyr et que tu es tombé par terre. Il fallait croire qu'elle n'était pas faite pour te supporter, toi et toutes tes dents de lait.

Tu ne te rends pas non plus compte que la grêle a cessé de te martyriser, pauvre Absol. T'auras des bleus c'est certain, et ton beau visage sera abîmé mais qu'est ce que cela peut-être face à la disparition de Patrick ? Elle est peut être crevée, déchiquetée ou pire encore, éclatée face à la souffrance de ton départ. Face à tous ces projectiles de glace. Sûrement face à la souffrance de ton départ en fait.

Tu te redresses enfin, la vue brouillée par des larmes de crocodile en reniflant bruyamment. C'est étrange parce que tu ne savais pas que les poussières dans l'œil causaient aussi des reniflements. Peut-être que Patrick le savait, elle. Tu te sens si impuissant face à ton nouvel employé qui continue pourtant de parler, parler, comme s'il ne se souciait pas de la mort d'un être cher. Comme pour son gros rat dénudé. C'est pourquoi tu lui adresses ton regard le plus noir en fronçant des sourcils. Ce qui peut s'avérer comique étant donné les larmes qui continuent de couler le long de tes joues, mais qui reste néanmoins vachement terrifiant, t'en es certain.

« Je me suis occupé de plein d'enfants comme toi. Regarde. Il s'appelait Joe. »

Et il te montre du doigt une pierre bancale en souriant sadiquement. Parce qu'un sourire ne peut être que sadique quand on montre une tombe du doigt en même temps. Joe. Un enfant comme toi. Dont Zéphyr dit s'être occupé.

Tes larmes cessent de couler immédiatement et tu ouvres les yeux aussi grand que des yeux grands d'effroi le seraient. Le petit perturbé est un criminel d'enfant, et si tu es ici, maintenant, c'est parce qu'il souhaite te rajouter à son palmarès. Et Patrick. Ta Patrick aurait rencontré son chemin avant qu'il ne t'emmène jusqu'ici ! Oui ! En bonne bulle de garde, elle se serait interposée face à ton enlèvement et se serait faite tuer de manière tragique. Comme dans les scènes au ralenti dans les films de Spielberg !

Contre toute attente, tu n'as plus peur Absol. Parce que tu dois venger ton amie, ta belle bulle en pleine fleur de l'âge. Tu hurles et tu te jettes sur le petit brun, te faisant tomber avec lui au fond de la tombe fraîchement achevée. Le regard fou et hagard, encore tout mouillé, tu es bien prêt à en démordre pour ne pas rejoindre Patrick. Même si c'est ce que tu veux. Mais pas de la rejoindre comme ça.

« ALORS C'EST ÇA CE QUE TU ES ? UN CRIMINEL DE BULLES ET D'ENFANTS ? JE TE PRÉVIENS QU'UNE FOIS QUE JE T'AURAIS TARTÉ LA TRONCHE ET CASSER TROIS DENTS ET DEMIE, C'EST AU COMMISSARIAT QUE TU VAS FILER REJOINDRE TA CARMIN IMAGINAIRE ESPÈCE DE... »

Blocage. T'es bien trop énervé pour trouver un insulte digne de ce nom. Et t'as vraiment jamais été doué pour improviser, Absol...

« DE... DE MONTE-ESCALIER ! »

code • Elzac - Trush
HRP | Ouf, j'ai eu peur pour l'hérisson ! 8D





Re: Je déambule, je danse en bulle. | Absol & Zéphyr
Mer 10 Sep - 14:59






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enchanté, moi c'est
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• Dit : Poussière
• Descendant de : Hécate
• Héritage : Imagination débridée et hallucinatoire. Zéphyr voit ses fantasmes et ses frayeurs prendre vie autour de lui.

• Fiche : Feu d'artifice

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Spoiler:
 


Zéphyr reste un long moment étendu dans la terre molle, fraiche, dont l'humidité âpre dissimule toute autre odeur. Ses yeux d'un bleu terne fixent inexorablement la silhouette survoltée d'Absol, dont l'éclat solaire s'est changé en éclair, foudroyant. La voix d'Absol s'est perchée dans un aigu blessé, trahissant une douleur si intense qu'elle fait vibrer les tempes de la Poussière. Zéphyr ne l'avait pas prévu, même pas envisagé. Ça lui tombe dessus, comme les grêlons.
Sous ses paumes souillées de terre, des asticots grouillent déjà, comme s'ils cherchaient à savoir si la chair qu'ils reniflaient était morte ou vivante. Zéphyr ne s'en formalise pas. Absol occupe l'espace, tout l'espace, sa fureur fait trembler la terre et l'univers s'ébranle. C'est terrifiant. Et en même temps...

Et en même temps, Absol n'a jamais tant ressemblé à un enfant. Absol a perdu son visage feint, sa voix où pèse une assurance surnaturelle, Absol a lézardé son masque et se révèle l'Enfance. Ce n'est pas l'imagination de Zéphyr, non ! C'est ce qui se passe. Même Absol doit bien s'en rendre compte, tout tout tout au fond de son crâne.
Zéphyr se lève. Il époussette le jean de sa salopette, maculé, mais ses mains sont si sales que ça ne fait qu'empirer les choses. Il essaye plusieurs fois de remonter. Il hésite même à tendre la main vers le Colibri. Mais il n'ose pas. Il a sûrement raison.

– Absol... finit-il par lâcher d'une voix très faible, un peu comme assourdie. Absol, pardon pour ta bulle. Tu étais tombé mort. Et Patrice... Patrick ! Le regard du garçon le tétanise. Patrick était caché. Je lui ai dit de venir ! Il... Elle... Patrick n'est pas venu. Oh, tu me crois pas, je vois que tu me crois pas... Je lui ai dit.

Mais le regard d'Absol demeure ardent, incandescent, il brûle tout sur son passage. Zéphyr sent ses sourcils roussir. Une odeur de cramé suinte de l'atmosphère toute entière. Absol est comme le frère d'Eve !!
Zéphyr sent qu'il ne s'en sortira pas. Ses doigts tremblent, s'entortillent. De la sueur tamponne ses cheveux, sur les côtés, sa nuque. Une envie d'uriner le saisit. Et un espoir apparait subitement, comme un mirage dans le désert, auquel on se raccrocherait par détresse sans trop y croire au fond.

– Absol ! Peut-être que Patrick est encore là-bas ! Absol, allons voir, Absol. Ne regarde pas comme ça...

Il baisse les yeux, la tête, Absol est devenu un soleil aveuglant.
Zéphyr n'en peut plus, il rôtit. Il empoigne le poignet du garçon flamboyant et, forçant sur ses muscles engourdis par l'angoisse, il l'entraine jusqu'au coeur de la ville où tout a commencé. Ils sont sales, surtout lui, les citadins se poussent sur leur passage éclair. Arrivés devant la niche, Zéphyr s'arrête pour reprendre son souffle. Son coeur bat comme un tambour lors des exécutions de l'ancien temps. Il redresse la tête. Absol a l'air petit.

– Vas-y. Regarde dedans. Est-ce que Patrick est... ?

Sa phrase se perd et se dissout. Absol a l'air si petit. Zéphyr a déjà oublié qu'il le croyait mort. Cette question, fatale pourtant, est comme anodine. Comme si ce n'était plus si important. Un soleil mort est un soleil quoiqu'il arrive, et ses rayons demeurent merveilleux ou terribles.







cadeau de Tina et Elzacou:
 


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